Mohammed AMEUR, Ambassadeur du Royaume du Maroc,

 

Discours de M. Mohammed AMEUR

” L’Ambassadeur du Maroc en Belgique et au Grand-Duché du Luxembourg, Mohammed AMEUR, a souligné que la thématique de cette édition “nous interpelle tous en tant qu’hommes politiques, éducateurs, prédicateurs, médias pour mieux préparer les nouvelles générales à faire face aux dangers qui menacent la stabilité et la liberté dans le monde”, relevant que “l’on ne peut vaincre aujourd’hui les menaces qui sont mondiales et globales que par des actions de solidarité globale et mondiale”.

L’Ambassadeur marocain a fait savoir, dans ce contexte, que l’histoire de l’humanité et celle de l’Europe en particulier, sont riches d’enseignements qui montrent que l’humanité n’a pu vaincre la barbarie du nazisme et du fascisme qu’en mettant ensemble ses énergies et ses forces. Il s’est, par la suite, attardé sur le modèle marocain, qui s’est distingué, tout au long de l’histoire du Royaume par la cohabitation des cultures, des religions, des ethnies et qui constitue réellement aujourd’hui, a-t-il dit, un “modèle en matière de coexistence pacifique des communautés et des religions”.

“Parler d’aujourd’hui du construire-ensemble est pertinent parce que le vivre-ensemble ne va pas de soi. Ça se construit. Parler du vivre-ensemble et du construire-ensemble pour le Maroc, cela s’inscrit dans une longue histoire du Royaume”, a fait observer le diplomate marocain. Il a expliqué que la société marocaine est par essence une société plurielle, précisant que “la culture et la civilisation marocaines sont le résultat d’apports et d’affluents divers.

C’est la symbiose d’affluents culturels et civilisationnels multiples”.

  1. Ameur a fait remarquer que la Constitution marocaine consacre cette pluralité des racines, qui “font aujourd’hui du Maroc l’une des sociétés du Sud de la Méditerranée la plus ouverte et la plus diverse”. “Notre civilisation a été constituée sur la base d’apports arabe, berbère, musulman, africain, juif, andalou et européen”, a-t-il poursuivi, mettant en exergue “la capacité du Maroc, tout au long de son histoire, à gérer cette diversité avec moins de conflits, ce qui fait du Royaume une exception dans la région”. M. Ameur a rappelé que l’histoire de la cohabitation des juifs au Maroc est de nos jours présentée comme un modèle de coexistence.

Le Maroc s’est distingué tout au long de son histoire par sa capacité à préserver cette coexistence, a-t-il ajouté, signalant que la distance physique n’a jamais affecté les liens des juifs avec le Maroc, seul pays arabo-musulman qui a su garder des liens très étroits avec cette communauté éparpillée dans le monde. “Cette réussite, nous avons pu la réaliser grâce à la sagesse de nos Souverains qui ont toujours entouré cette communauté de la haute sollicitude Royale”, a souligné l’Ambassadeur. “

L’asbl Droit et Devoir a ainsi tenu, le 19 mai, une journée d’étude intitulée: “Journée Montoise de la Culture Marocaine: La Diversité: Pratiques, Métiers et Modèles en devenir“. Outre les activités culturelles inscrites au programme de cette journée, l’initiative de l’association a fait bel et bien place à une action concrète: se rapprocher du Maroc, amis de la Belgique, qui partage la double vision du Royaume de Belgique qui est l’ouverture et la tolérance. Pour ce quatrième rendez-vous, l’accueil s’est réalisé à la Salle Académique de la Faculté Polytechnique de Mons pour honorer le parcours réussi, en matière de développement et de coopération universitaire, du président de Droit et Devoir, Pr. Christian Broche qui en quelques lignes témoignes: 

35 ans de coopération avec des universités marocaines. 35 ans de découverte d’une autre culture. J’en ai retiré une immense satisfaction d’avoir collaborer avec ces institutions. En ce qui concerne l’Université Mohammed Ier, les actions menées ont permis à cette institution de passer du 14 au 3e rang des universités marocaines en matière de recherche. J’ai pu faire connaître mon institution dans ce pays et attirer de nombreux chercheurs dans nos laboratoires, chercheurs qui maintenant occupent des postes importants dans des universités marocaines. Sur le plan personnel, j’ai retiens une ouverture vers une autre philosophie de vie, une autre façon de concevoir le travail et le temps. J’en retiens surtout les multiples amitiés nouées qui, a elles seules justifieraient le temps et le travail investis“.